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Le phénomène belge Stromae – anagramme de maestro – est né Paul Van Haver à Bruxelles le 12 mars 1985. Celui que l’on compare parfois à Jacques Brel pour sa qualité d’interprétation a grandi avec sa mère, flamande, sa sœur et ses trois frères. Son père, un architecte rwandais, part peu après sa naissance et il ne le reverra que de rares fois avant sa mort, lors du génocide au Rwanda, en 1994.
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Vers 10 ans, le jeune Paul se prend de passion pour la batterie et les percussions. En 2000 il se lance dans le rap et choisit Stromae comme pseudonyme. Trois ans plus tard il monte le groupe Suspicion avec le rappeur J.E.D.I. Leur morceau “Faut k’t’ar-rête le Rap” les fait remarquer, mais le duo se sépare et Stromae continue sa carrière en solo.
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Le rappeur belge participe alors à de nombreux projets et compilations. En 2008 il collabore notamment avec le rappeur français Kerry James et compose également un morceau pour Anggun. Parallèlement il diffuse sur Internet “Les leçons de Stromae”, séquences filmées dans lesquelles il explique comment construire un morceau. Tandis que ses vidéos font le buzz, il fait paraître en septembre 2009 le single “Alors on danse”. Le mélange entre paroles graves et musique électro entraînante fait un carton. Le titre se classe en tête des charts en France, Allemagne et Belgique et se vend à près de 3 millions d’exemplaires dans le monde.
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Le morceau “Alors on danse” est également remarqué par le rappeur américain Kanye West qui en fait un remix. Ce qui permet à Stromae de mettre un pied sur le continent américain
En 2013, pour son second opus, “Racine Carrée”, Stromae va de nouveau se servir d’Internet pour créer le buzz. Il laisse fuiter sur le Web des images de lui apparemment saoul dans les rues de Bruxelles. Il s’agit en réalité d’extraits de son clip à venir, “Formidable”, premier single l’album. Plus encore que le disque précédent, “Racine Carrée” mélange les genres et les influences. Celle de Brel, très présente dans “Formidable”, laisse place à des rythmes africains et électro sur le single “Papaoutai”, autre énorme succès. On trouve également une participation du rappeur Orelsan sur deux morceaux.
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Sorti le 16 août 2013, le disque se classe très rapidement dans le haut des charts en France et en Belgique. En décembre 2013, plus de 700 000 exemplaires avaient déjà été vendus. Preuve que le chanteur belge intéresse de plus en plus outre-Atlantique, il a eu droit à son portrait dans le très prestigieux New York Times.