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Ils représentent 95 % des maladies professionnelles reconnues pour les salariés agricoles et 80 % pour les actifs du régime général.
Ces douleurs, ressenties pendant et en dehors du travail, se développent progressivement pour aboutir à une gêne fonctionnelle pouvant entraîner un handicap permanent.
Les TMS affectent les tissus "mous" situés à la périphérie des articulations. Ils regroupent une quinzaine de maladies qui touchent les muscles, les tendons et les nerfs des membres supérieurs (épaule, coude, poignet, doigt), inférieurs (genou, cheville, pied) et de la colonne vertébrale.
Le syndrome du canal carpien est dû à une compression du nerf situé au niveau du poignet.
Le maintien prolongé d'une posture peut favoriser la survenue de TMS.
Le développement de TMS est favorisé par un poste de travail inadapté et des situations de stress (cadences imposées, temps de récupération insuffisants, sentiment d'isolement...).
Les risques psychosociaux sont des risques professionnels d'origine et de nature variées, qui mettent en jeu l'intégrité physique et la santé mentale des salariés et ont, par conséquent, un impact sur le bon fonctionnement des entreprises. On les appelle "psychosociaux" car ils sont à l'interface entre l'individu (le "psycho") et sa situation de travail.
Le stress est un trouble psychosocial qui résulte d'un risque psychosocial. C'est une manifestation et non une cause.
Les RPS sont un risque professionnel, au même titre que le risque chimique ou le risque routier.
Article L.4121-1 du Code du travail : "L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs."
L'employeur a une obligation de prévention des agissements de harcèlement moral et des agissements de harcèlement sexuel. Ces comportements sont considérés comme une forme de violence pour les travailleurs les subissant et font partie des risques psychosociaux.
Pour prévenir les RPS, il peut y avoir des actions de prévention secondaire qui visent à aider les salariés à mieux faire face aux RPS, à mieux gérer leur stress, par des formations notamment.
Des actions de prévention primaire peuvent aussi être mises en place pour réduire les facteurs de risques en agissant à la source sur l'organisation du travail, le fonctionnement de l'entreprise, le management...